Le 26 janvier 2026, à 9h00 (temps universel coordonné), l’Organisation mondiale des douanes (OMD) appelle les administrations douanières à mettre en avant leur rôle de protection, sous le thème « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement ». L’objectif est clair, faire mieux comprendre au public et aux décideurs que la douane ne sert pas seulement à contrôler des marchandises, elle protège aussi la sécurité, la santé publique, l’environnement et la fluidité du commerce.
Chaque 26 janvier, les douanes du monde entier célèbrent la Journée internationale de la douane. L’OMD présente cette date comme un moment pour saluer le travail des agents, sensibiliser le public à la mission douanière et mobiliser les décideurs afin que les administrations disposent des outils et des ressources nécessaires pour innover et répondre aux défis actuels.
Pour 2026, l’OMD veut mettre au premier plan une réalité souvent moins visible. La douane se trouve à la frontière, mais sa contribution ne se limite pas à arrêter des trafics ou à appliquer des règles. Elle agit aussi pour protéger les communautés, sécuriser les chaînes logistiques et faciliter les échanges, au niveau national et international. Le message insiste sur l’idée qu’une douane forte et bien équipée est indispensable pour tenir cet équilibre.
Sécurité, santé, environnement, ce que la douane protège au quotidien
Dans son message, l’OMD explique que la protection de la société passe par des actions très concrètes sur le terrain. La douane lutte contre la fraude et les trafics qui menacent directement la population, comme le trafic d’armes à feu, de stupéfiants et de marchandises dangereuses. Elle agit aussi contre les flux financiers illicites. Derrière ces mots, il s’agit de limiter l’entrée et la circulation de biens ou d’argent qui alimentent des réseaux criminels et fragilisent la sécurité.
Mais l’OMD élargit aussi le cadre. Pour l’organisation, le mandat de la douane dépasse la répression. Il touche aussi à l’amélioration de la santé et de la sécurité des personnes, à la protection de l’environnement, à la réponse aux catastrophes et à la gestion de la sécurité mondiale. Dit simplement, quand une administration douanière contrôle mieux ce qui entre et sort, elle réduit les risques pour la population et elle soutient un fonctionnement plus stable de l’économie.
L’organisation invite les administrations à expliquer davantage ce rôle au public. Le message souligne que cette contribution reste souvent mal comprise, car beaucoup associent encore la douane à une mission unique, le contrôle aux frontières. L’OMD veut donc que les pays montrent « comment » la douane protège, en s’appuyant sur des faits et des réalisations observables.
Sur les méthodes, le texte met en avant plusieurs leviers. L’OMD cite le partage de l’information et du renseignement, la coopération régionale et internationale, le renforcement des capacités, la gestion des risques, les équipements de détection et l’analyse des données. L’idée est que la vigilance ne repose pas seulement sur la présence humaine aux frontières. Elle repose aussi sur l’organisation du travail, la qualité des informations, la capacité à cibler les contrôles et l’usage d’outils adaptés.
La « gestion des risques », par exemple, consiste à concentrer les contrôles là où le danger est le plus probable, au lieu de ralentir tout le monde sans distinction. Si cette approche fonctionne, elle a un double effet. Elle aide à arrêter ce qui est dangereux. Elle évite aussi de bloquer inutilement les échanges licites, ceux qui font tourner l’économie. Une frontière plus sûre, c’est aussi une frontière qui reste praticable pour les entreprises et les consommateurs.
Le message insiste aussi sur la coopération. L’OMD explique qu’une protection plus efficace exige une réponse unifiée. Elle demande donc de montrer comment des partenariats renforcent la sécurité des frontières et des chaînes logistiques mondiales. Les partenaires visés sont nombreux, autres administrations, autorités gouvernementales, services de prévention et de répression, agences de renseignement, organisations internationales, ONG, opérateurs commerciaux et logistiques. L’OMD présente ces liens comme une « valeur ajoutée » pour sécuriser les flux et renforcer la capacité d’action.
Sur le plan opérationnel, l’OMD encourage les Membres à participer activement aux opérations conduites par l’organisation et à utiliser les normes, orientations et outils qu’elle met à disposition. Le message résume cette logique par une idée simple, la force de la vigilance dépend de l’usage de tous les outils disponibles, et pas d’un seul levier isolé.
En filigrane, l’OMD veut aussi corriger une perception. Elle demande que le discours collectif montre que l’action de la douane ne se limite pas à « entraver et faire cesser » des activités criminelles. Elle contribue aussi à préserver la sécurité et le bien-être de la société dans son ensemble. Pour faire passer ce message, l’organisation invite à présenter ce rôle à travers des récits que le public peut comprendre, mais en s’appuyant sur des faits et des résultats.
Le secrétaire général de l’OMD, Ian Saunders, conclut en remerciant les Membres pour leur soutien, avec l’objectif de faire de cette journée un moment marquant et de prolonger la promotion du thème tout au long de l’année 2026. Il formule enfin un vœu simple, que le monde comprenne mieux le rôle fondamental de la douane dans la protection de la société et de la vie des personnes, partout où il existe une frontière.
Télécharger le MESSAGE DU SECRETAIRE GENERAL DE L’OMD JID 2026